Blog : prévention des risques

Le quart d’heure sécurité

Le quart d’heure sécurité est une courte séance d’information qui aborde un thème de sécurité spécifique à l’équipe, au site ou à l’établissement, par exemple : la protection oculaire ou le Plan Particulier de Sécurité et de Santé (P.P.S.S). Il permet de discuter des éventuelles problématiques spécifiques à certaines tâches et d’améliorer la démarche de prévention des risques.

Quels sont les objectifs du quart d’heure sécurité ?

– Mettre en oeuvre une communication efficace en matière de santé-sécurité
– Identifier les bons comportements à adopter afin de limiter les risques
– Identifier les situations à risque

Quelles sont les approches du quart d’heure sécurité ? 

– La première approche consiste à évoquer un thème général comme par exemple des chutes de hauteur ou la conduite routière, en rappelant les risques associés et les actions envisageables pour les réduire
– La seconde approche consiste à choisir une problématique directement liée à une société, par exemple : une ligne de production, un chantier ou des tâches spécifiques

Quels sont les avantages du quart d’heure sécurité ?

– Les aspects de sécurité sont discutés en amont, ceci permet aux salariés de garder à l’esprit les informations lors de l’exécution des tâches
– L’entreprise réduit les coûts directs et indirects des accidents
– Meilleure information sur les risques liés à des tâches spécifiques
– Meilleure implication des salariés dans la prévention des risques (respect des normes, etc …)
– Meilleur climat social
– Image de marque de la société renforcée

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter nos consultants.

Le Salarié Désigné/Travailleur Désigné : véritable assistant de l’employeur pour la prévention de la santé et de la sécurité au travail

Un mouvement global d’amélioration des conditions de travail s’est initié, depuis le milieu du XXe siècle, et s’est étoffé au fil des ans. La prévention des risques professionnels est, certes devenue une obligation juridique, mais présente aussi un intérêt économique et social pour l’entreprise, ce qui la place au cœur des stratégies de celle-ci.

Tout d’abord, il est important de noter que l’employeur a l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour la protection de la sécurité et de la santé au travail de ses salariés. Ces activités interviennent au niveau de l’information, de la formation, de la prévention des risques professionnels ainsi que de la mise en place de tout dispositif sécuritaire. L‘employeur, ayant un pouvoir de direction, est le seul responsable de la sécurité et de la santé des travailleurs placés sous son autorité. Il est donc tenu par une obligation de résultat, sous peine d’amende et de condamnation.

De plus, l’employeur a tout intérêt à mettre en œuvre des mesures de préservation efficaces puisque en cas d’accident du travail, les répercussions financières peuvent être très importantes. Investir dans la mise en place d’un cadre sûr et sain contribue au bien-être des salariés, ce qui se traduit par une baisse de l’absentéisme, une diminution du turnover et une augmentation des performances.

La législation luxembourgeoise stipule aujourd’hui que toute entreprise doit disposer d’un salarié désigné/travailleur désigné. Dans les entreprises de moins de cinquante salariés, l’employeur peut assumer ce rôle lui-même à condition de satisfaire les obligations légales. En revanche, si l’entreprise emploie plus de cinquante salariés, l’employeur doit nommer un ou plusieurs travailleurs désignés. Cette nomination se fait suite à la consultation de la délégation du personnel.

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Le Travailleur Désigné : l’assistant de l’employeur pour la prévention de la sécurité/santé au travail.

Le rôle du travailleur désigné est d’assister l’employeur en matière de prévention et de protection des risques professionnels au sein de l’entreprise. Afin de déterminer le nombre de travailleurs désignés, il faut calculer le temps minimum pour cette mission en fonction du nombre de salariés et le nombre de postes à risque selon une formule établie par la réglementation. Si une entreprise possède plusieurs sites, chaque site accueillant plus de 200 salariés doit disposer d’un travailleur désigné.

Afin de mener à bien sa mission, le travailleur désigné doit remplir certaines exigences. La première condition est une condition de formation. Le travailleur désigné doit remplir les critères de qualification minimale en fonction de la classe de son entreprise (il existe 7 groupes parfois divisés en sous-groupes, qui déterminent, entre autres, la formation de base et l’expérience professionnelle du travailleur désigné). Notons que le temps alloué à la formation, les exigences de formation et d’expérience professionnelle augmentent avec la taille de l’entreprise. L’employeur doit également veiller à sa formation continue avec un minimum d’heures de formation sur une certaine période.

La seconde condition est une condition de capacité. Le travailleur désigné doit être capable d’assumer et d’organiser la surveillance générale des dispositions réglementaires en vigueur sur la sécurité et la santé au travail.

La mission du travailleur désigné est définie par l’employeur et communiquée à l’ensemble du personnel de l’entreprise. Si les compétences sont insuffisantes dans l’entreprise pour organiser les activités de protection et de prévention, l’employeur doit faire appel à des compétences extérieures comme par exemple un service externe de prévention, la médecine du travail, etc.

Finalement, il apparaît que le travailleur désigné est le bras droit de l’employeur en matière de sécurité et santé au travail. En matière de prévention, il est aussi un interlocuteur pour les salariés, les organismes de contrôle, les institutions publiques, les services externes de prévention et les sous-traitants. La réussite de sa mission se traduit par une stratégie globale de prévention bien établie et la définition des responsabilités en matière de prévention à tous les niveaux hiérarchiques de l’entreprise. Pour ce faire, l’entreprise doit reconnaître l’importance de ce poste et formaliser les interactions du travailleur désigné avec l’ensemble du personnel.

Journée Mondiale de la Sécurité et la Santé au Travail 2017

Le vendredi 28 avril a eu lieu la journée mondiale de la sécurité et la santé au travail. Comme chaque année, les acteurs de la sécurité/santé (employeurs, ministres, …) partagent comme principal objectif de faire avancer la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles. Le but étant d’encourager la mise en place d’une véritable culture sécurité/santé des travailleurs au sein des entreprises.

 

journée mondiale sécurité santé et travail

Quelques chiffres

Quelques chiffres à propos de la sécurité/santé au travail au niveau mondial :

  • Environ 5000 personnes meurent d’un accident ou d’une maladie professionnelle chaque jour
  • Cela veut dire qu’environ 2,3 millions de personnes meurent par an
  • Les maladies professionnelles sont la conséquence de 1,7 millions de morts par an soit un ratio de 4 décès liés à une maladie professionnelle pour 1 décès lié à un accident de travail
  • Il se produit chaque année 268 millions d’accidents qui nécessitent plusieurs jours de repos par la suite

Le retour sur investissement

Selon l’agence européenne pour la sécurité et la santé au travail : EU-OSHA, le retour sur investissement dans la sécurité/santé au travail correspond à environ 2,20 euros pour 1 euro investi.

Il est donc intéressant économiquement pour une entreprise d’investir dans la prévention autour de la santé/sécurité des salariés. De plus, cela réduit les conséquences d’une mauvaise gestion comme par exemple les accidents de travail et l’absentéisme.

SSTL en tant que service externe de prévention peut vous aider à mettre en place une véritable politique sécurité/santé afin d’améliorer le climat social et les conditions de travail des salariés. N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations.

Dépression : journée mondiale de la santé 2017

En ce vendredi 07 avril 2017 et comme toutes les années, c’est aujourd’hui la journée mondiale de la santé. Le thème de cette année est le suivant : « Dépression : parlons-en ».

La dépression est définie comme suit par l’Organisation Mondiale de la Santé : « […] elle diffère des sautes d’humeur habituelles et des réactions émotionnelles passagères face aux problèmes du quotidien. Quand elle perdure et que son intensité est modérée ou sévère, la dépression peut devenir une maladie grave. »

En milieu professionnel, il n’est pas rare de constater que beaucoup de salariés en souffrent.

 

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Les risques résultants d’une dépression sont très importants et doivent être pris en compte par les personnes compétentes. Photo : Flickr

Quel lien entre dépression et travail ?

Aujourd’hui, les cas de dépression voire de burn-out deviennent de plus en plus fréquents au travail car les systèmes de managements actuels poussent les salariés à optimiser au maximum le temps de travail pour réaliser toujours plus de tâches en un minimum de temps, à devoir parfois gérer plusieurs tâches à la fois tout en étant réactif ce qui peut représenter une source de stress pouvant conduire à des accidents de travail.

Aussi, certains managers sont parfois durs avec leurs collègues et les personnes les plus vulnérables sont alors plus sujettes à souffrir de dépression.

Quels sont les symptômes ?

Les personnes souffrant de dépression se désintéressent complétement des tâches à faire et ne sont pas du tout motivées. Elles s’énervent facilement et sont très fatiguées. De plus, elles ont tendance à rester dans leur coin et évitant tout échange avec leurs collègues.

Que faut-il faire ?

Le travailleur désigné doit adopter une politique de prévention des risques et se doit d’être attentif aux signaux importants comme par exemple de multiples arrêts de travail afin de préserver la sécurité et la santé au travail de ses collègues car les conséquences peuvent être très graves pour la personne dépressive :

  • Sommeil perturbé
  • Problèmes familiaux
  • Dépendance aux médicaments, aux drogues, à l’alcool, …
  • Tentatives de suicides

SSTL a mis en place une plateforme d’écoute psychologique avec des psychologues diplômés. Anonyme et accessible 24h/24 et 7j/7, elle permet aux salariés de bénéficier d’une écoute et représente en bon moyen de prévenir les cas de dépression avant qu’ils ne deviennent trop graves.

N’hésitez pas à prendre contact avec nos consultants pour plus d’information à ce sujet.

La manutention manuelle de charges

Certains secteurs d’activités peuvent être plus confrontés à la manutention manuelle de charges que d’autres comme le secteur du BTP ou de l’alimentaire par exemple, néanmoins, c’est une activité fréquente pour bon nombre de travailleurs, qui n’est pas sans risque et qui doit être exécutée dans de bonnes conditions pour éviter tout dommage vis-à-vis de la santé et sécurité.

Quels peuvent être les risques liés à une manutention manuelle incorrecte des charges ?

Porter des charges dans de mauvaises conditions (par exemple : en ne respectant pas les gestes conseillés) peut être dangereux. Outre la fatigue et les douleurs musculaires pouvant en découler, les travailleurs peuvent développer de véritables troubles musculo squelettiques pouvant conduire à des arrêts de travail.

Que dit la loi ? 

Au Luxembourg, le règlement Grand-Ducal du 04 novembre 1994 relatif aux prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à la manutention manuelle de charges prévoit notamment à l’article 3 que :

• « 1. L’employeur prend les mesures d’organisation appropriées (…) en vue d’éviter la nécessité d’une manutention manuelle de charges par les travailleurs. »
• « 2. Lorsque la nécessité d’une manutention manuelle de charges par les travailleurs ne peut être évitée, l’employeur prend les mesures d’organisation appropriées, (…) en vue de réduire le risque encouru lors de la manutention manuelle de ces charges (…). »


Quelles mesures prendre pour éviter la manutention manuelle ou pour réduire les risques lorsqu’elle ne peut être évitée ?

L’employeur doit commencer par évaluer les risques. Pour éviter de recourir à la manutention manuelle de charges, l’employeur peut opter pour des équipements mécaniques (par exemple : des machines pour surélever et déplacer les charges).

Dans le cas où il n’est pas possible d’éviter la manutention ou de la substituer par un moyen mécanique, l’employeur doit organiser les postes de travail afin que la manutention soit la plus sûre et la plus saine possible (par exemple : en proposant des chaussures à semelles antidérapantes pour prévenir tout risque de chute ; en formant les travailleurs aux postures à adopter pour porter une charge en toute sécurité ; …).

SSTL, service externe de prévention peut  aider les travailleurs désignés et les employeurs  à évaluer les risques au sein de votre entreprise, n’hésitez pas à contacter nos experts pour de plus amples informations.