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Journée Mondiale de la Sécurité et la Santé au Travail 2017

Le vendredi 28 avril a eu lieu la journée mondiale de la sécurité et la santé au travail. Comme chaque année, les acteurs de la sécurité/santé (employeurs, ministres, …) partagent comme principal objectif de faire avancer la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles. Le but étant d’encourager la mise en place d’une véritable culture sécurité/santé des travailleurs au sein des entreprises.

 

journée mondiale sécurité santé et travail

Quelques chiffres

Quelques chiffres à propos de la sécurité/santé au travail au niveau mondial :

  • Environ 5000 personnes meurent d’un accident ou d’une maladie professionnelle chaque jour
  • Cela veut dire qu’environ 2,3 millions de personnes meurent par an
  • Les maladies professionnelles sont la conséquence de 1,7 millions de morts par an soit un ratio de 4 décès liés à une maladie professionnelle pour 1 décès lié à un accident de travail
  • Il se produit chaque année 268 millions d’accidents qui nécessitent plusieurs jours de repos par la suite

Le retour sur investissement

Selon l’agence européenne pour la sécurité et la santé au travail : EU-OSHA, le retour sur investissement dans la sécurité/santé au travail correspond à environ 2,20 euros pour 1 euro investi.

Il est donc intéressant économiquement pour une entreprise d’investir dans la prévention autour de la santé/sécurité des salariés. De plus, cela réduit les conséquences d’une mauvaise gestion comme par exemple les accidents de travail et l’absentéisme.

SSTL en tant que service externe de prévention peut vous aider à mettre en place une véritable politique sécurité/santé afin d’améliorer le climat social et les conditions de travail des salariés. N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations.

Espaces confinés : quels risques et comment assurer la prévention ?

De nombreux salariés travaillent aujourd’hui dans des espaces confinés où les risques sont multiples pour la santé et la sécurité : malaises, pertes de connaissance liées au manque d’oxygène, chutes, intoxications suite à la présence de substances toxiques, … Des situations ou la prévention est primordiale pour éviter des accidents graves.

espaces confinés-securite-sante-travail
Les risques liés au travail en espaces confinés doivent faire l’objet d’un diagnostic afin d’identifier comment les prévenir au mieux. Photo : Flickr

 

Qu’est-ce qu’un espace confiné ?

Le Service de Santé au Travail Multisectoriel (STM) au Luxembourg définit un espace confiné de la manière suivante : « Un espace confiné est un volume creux totalement ou partiellement fermé comme les citernes, les cuves, les réservoirs ou les puits. En général, cet espace est occupé uniquement pour des travaux d’entretien, de maintenance ou de nettoyage ».

Ces espaces de travail peuvent comporter des risques pour la sécurité et la santé des travailleurs, les plus importants étant des malaises ou des accidents liées aux activités effectuées dans ces espaces (exemple : manipulation de substances chimiques/toxiques) où l’atmosphère ne se renouvelle pas correctement.

 

Que faire pour limiter les risques en espaces confinés ?

La prévention et la préparation en amont sont très importants, il convient alors :

  • de procéder à un diagnostic complet des lieux concernés (anticipation des risques pouvant survenir, exiguïté du lieu pouvant limiter l’intervention des secours, …)
  • de définir les moyens de protection à mettre en œuvre afin de limiter au maximum les risques (nomination d’une personne responsable, utilisation d’équipements de protection individuelle, …)
  • de concevoir des instructions claires quant aux activités à effectuer et de veiller à bien informer et former les travailleurs concernés
  • de s’assurer que les travailleurs aient à leur disposition un moyen de communication fiable (talkie-walkie, …) afin de pouvoir prévenir au plus vite en cas de situation anormale.

La prévention est donc nécessaire pour assurer la sécurité et la santé des travailleurs.

En tant que service externe de prévention, SSTL peut vous aider à mener une évaluation des risques en amont et peut vous proposer un plan d’action précis. N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations. Nos consultants sont à votre écoute.

Les vibrations mécaniques

Aujourd’hui, des travailleurs sont exposés aux vibrations mécaniques qui se répercutent au niveau des membres supérieurs voire au niveau de l’ensemble de corps. C’est le cas des conducteurs d’engins de chantier, des conducteurs de camions ou encore des personnes manipulant des outils (par exemple : des marteaux piqueurs ou des perceuses). Il est important que ces activités soient encadrées de manière à garantir la sécurité et la santé des travailleurs.

SSTL, vibrations mécaniques

Quels sont les risques liés aux vibrations ?

Les risques peuvent être multiples : douleurs lombaires,  pathologies au niveau du dos, du cou, des épaules ou des bras, sciatiques … Une exposition fréquente peut entrainer des lésions aux vertébres et à l’ensemble de la colonne vertébrale, une perte de la coordination oculo-manuelle, une diminution de la dextérité ainsi qu’un sentiment d’inconfort selon l’Association Assurance Accident : http://www.aaa.lu/fileadmin/file/aaa/publication/vibration/vibrations.pdf

Que dit la loi ?
Au Luxembourg, le règlement Grand-Ducal du 06 février 2007 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à l’exposition des travailleurs aux risques dus aux agents physiques  (vibrations) stipule notamment :

Art. 4.5 : “L’employeur doit disposer d’une évaluation des risques (…) et doit déterminer les mesures à prendre (…).”

Art. 5.1 : “(…) les risques résultant de l’exposition aux vibrations mécaniques sont supprimés à leur source ou réduits au minimum.”

Quelles mesures prendre pour éviter que les travailleurs soient exposés aux vibrations ou pour réduire les risques lorsque ce n’est pas possible ?

L’employeur doit commencer par évaluer le niveau d’exposition de ses employés et évaluer les risques auxquels ils font face afin de voir comment y remédier. Si le danger ne peut être réduit à la source, il faut alors réduire les vibrations transmisses à des valeurs limites d’exposition acceptables (en dessous du seuil normalisé).

Il est possible de proposer des équipements mieux adapatés (par exemple : utiliser des outils avec des poignées “anti-vibratiles”, …) ainsi que des équipements de protection individuelle (EPI). Enfin, il est également envisageable de former les salariés à des pratiques professionnelles sûres.

En tant que service externe de prévention, Sécurité et Santé au Travail Luxembourg (SSTL) accompagne votre travailleur désigné dans l’accomplissement de ses missions.

La manutention manuelle de charges

Certains secteurs d’activités peuvent être plus confrontés à la manutention manuelle de charges que d’autres comme le secteur du BTP ou de l’alimentaire par exemple, néanmoins, c’est une activité fréquente pour bon nombre de travailleurs, qui n’est pas sans risque et qui doit être exécutée dans de bonnes conditions pour éviter tout dommage vis-à-vis de la santé et sécurité.

Quels peuvent être les risques liés à une manutention manuelle incorrecte des charges ?

Porter des charges dans de mauvaises conditions (par exemple : en ne respectant pas les gestes conseillés) peut être dangereux. Outre la fatigue et les douleurs musculaires pouvant en découler, les travailleurs peuvent développer de véritables troubles musculo squelettiques pouvant conduire à des arrêts de travail.

Que dit la loi ? 

Au Luxembourg, le règlement Grand-Ducal du 04 novembre 1994 relatif aux prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à la manutention manuelle de charges prévoit notamment à l’article 3 que :

• « 1. L’employeur prend les mesures d’organisation appropriées (…) en vue d’éviter la nécessité d’une manutention manuelle de charges par les travailleurs. »
• « 2. Lorsque la nécessité d’une manutention manuelle de charges par les travailleurs ne peut être évitée, l’employeur prend les mesures d’organisation appropriées, (…) en vue de réduire le risque encouru lors de la manutention manuelle de ces charges (…). »


Quelles mesures prendre pour éviter la manutention manuelle ou pour réduire les risques lorsqu’elle ne peut être évitée ?

L’employeur doit commencer par évaluer les risques. Pour éviter de recourir à la manutention manuelle de charges, l’employeur peut opter pour des équipements mécaniques (par exemple : des machines pour surélever et déplacer les charges).

Dans le cas où il n’est pas possible d’éviter la manutention ou de la substituer par un moyen mécanique, l’employeur doit organiser les postes de travail afin que la manutention soit la plus sûre et la plus saine possible (par exemple : en proposant des chaussures à semelles antidérapantes pour prévenir tout risque de chute ; en formant les travailleurs aux postures à adopter pour porter une charge en toute sécurité ; …).

SSTL, service externe de prévention peut  aider les travailleurs désignés et les employeurs  à évaluer les risques au sein de votre entreprise, n’hésitez pas à contacter nos experts pour de plus amples informations.

Le harcèlement au travail au Luxembourg

Il est important pour les employeurs de prévenir toute forme de harcèlement sur le lieu de travail afin d’éviter les conséquences négatives pouvant en découler aussi bien pour le salarié (exemple : stress, absentéisme, dépression …) que pour l’employeur (exemple : baisse de la productivité, coûts directs liés au harcèlement, mauvaise image, …). Un récent article fait état de la situation au Luxembourg pour l’année 2015 et explique que le coût en congés maladie représente 102 millions d’euros.

Qu’est-ce que le harcèlement ? Quelles sont les causes et les risques ?

Au sens du Règlement Grand-Ducal du 15 décembre 2009, le harcèlement moral se définit comme suit : « Le harcèlement moral se produit lorsqu’une personne relevant de l’entreprise comment envers un travailleur ou un dirigeant des agissements fautifs, répétés et délibérés qui ont pour objet ou pour effet :

  • Soit de porter atteinte à ses droits ou à sa dignité ;
  • Soit d’altérer ses conditions de travail ou de compromettre son avenir professionnel en créant un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ;
  • Soit d’altérer sa santé physique ou psychique. »

Le harcèlement au travail est un phénomène pouvant avoir des conséquences assez importantes. Une victime d’harcèlement commence par s’absenter et si la situation ne s’améliore pas, elle peut arriver jusqu’au burn-out voire au suicide.

Afin d’éviter que la situation ne se dégrade, il est important de réagir dès constatation des premiers signes visibles de harcèlement si ceux-ci se manifestent depuis un certain temps et de manière récurrente. Quelques signes pouvant vous alerter sur le lieu de travail: un salarié est mis volontairement à l’écart par l’un(e) de ses collègues ; un(e) collègue adresse la parole à tout le monde sauf à sa victime, il (elle) lui coupe volontairement la parole / change de sujet lorsque la victime tente de s’exprimer, il (elle) ne l’attend pas pour l’ascenseur, …

Les causes peuvent être multiples et peuvent nuire à la santé de la personne harcelée : manque d’organisation, stress lié aux tâches en cours, frustration vis-à-vis d’une promotion non obtenue, jalousie, mauvais climat social, …

Quelles sont les obligations de l’employeur en termes de prévention du harcèlement ?

La convention du 25 Juin 2009 relative au harcèlement et à la violence au travail que le Luxembourg a déclaré « d’obligation générale » au travers du Règlement Grand-Ducal du 15 décembre 2009 oblige l’employeur à respecter certains points comme par exemple :

  • « L’employeur signalera, en consultant les représentants du personnel, le cas échéant par une mention y relative au règlement intérieur, qu’il ne tolère aucune forme de harcèlement au sein de l’entreprise. » ;
  • « L’employeur veillera, en consultant les représentants du personnel, à sensibiliser les travailleurs et les dirigeants via les différents modes de communication internes disponibles. Cette sensibilisation portera sur la définition du harcèlement, les modes de gestion de celui-ci au sein de l’entreprise et les sanctions contre le ou les auteurs des actes de harcèlement. » ;
  • « Dans le cadre de la politique de prévention, l’employeur déterminera, en consultant les représentants du personnel, les mesures à prendre pour protéger les travailleurs et dirigeants contre le harcèlement au travail. »

SSTL, service externe de prévention peut vous aider à diagnostiquer la situation actuelle au sein de votre entreprise. Une plateforme d’écoute peut également être mise en place afin que vos salariés puissent bénéficier d’une écoute psychologique anonyme et accessible 24h/24 et 7j/7. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d’informations.